mercredi 31 août 2011

4.4. Une communication prioritairement quantitative

 La logique d’expansion des connexions qui régit les médias sociaux tend à prioriser la quantité à la qualité. Comme l’a reconnu Marc Zuckerberg, PDG de Facebook, «il est peu de chance que ce soit la qualité et la force du discours qui fassent les ventes, en convaincant mieux, la seule vertu qui s'exerce est de savoir se rapprocher de ceux qui ont besoin de nous, et de mieux sélectionner ceux avec qui on a des affinités». 

La quantité n’est pas nécessairement gage d’influence. Il faut noter que de nombreux comptes sont en réalité inactifs, délaissés par des internautes qui sont passés à autre chose. De plus en plus d’inscrits sur Facebook disent vouloir supprimer leur compte de la plateforme, la requête « comment se désinscrire de Facebook » ayant été effectuée 16,9 millions de fois dans Google, indique le site Techno.Branchez-vous. 

4.4.1. Difficulté d’élaborer un message ciblé 

Les relations tissées sur le Web gagneraient sûrement à être classées, filtrées, triées, organisées, en créant par exemple des groupes « prospects », « clients », « fournisseurs » qui permettraient d’orienter les messages… Aujourd’hui, tous les discours sont mélangés dans le même panier au sein duquel l’entreprise et l’internaute ont parfois du mal à se retrouver. L’entreprise peut donc rencontrer des difficultés à émettre un message ciblé puisque tous ses « contacts » se retrouvent indistinctement potentiellement récepteurs de ses messages. 

4.4.2. Tendance à négliger certaines catégories de la population 

L’entreprise ne doit pas tomber dans l’écueil, plutôt tentant certes, de considérer que sa communication virtuelle touche l’ensemble de sa cible. En réalité la communication sociale écarte tout un pan de la population. Très globalement, on admet que les internautes actifs sur le Web (early-adopter) sont plutôt des jeunes diplômés alors que les récepteurs seraient plutôt des individus maîtrisant moins cette technologie et plus enclins à une utilisation ludique ou consumériste. Cela induit donc que les non-utilisateurs ou les utilisateurs ponctuels, ou encore les personnes ayant renoncé à l’utilisation du Web (abandonnistes) sont écartés de la communication de l’entreprise.

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